Le thème du développement durable, et avec lui une vision systémique du monde, s’impose progressivement devant la complexité et l’interdépendance du paysage politique, économique et social d’aujourd’hui. Après les grands groupes, ce sont aujourd’hui les PME qui sont concernées.
Même si le prix demeure un élément déterminant de leurs choix, les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux conséquences sociales, environnementales et économiques de leurs achats. Ils sont mieux informés des enjeux relatifs à chacun de ces trois sujets. Un nombre croissant de consommateurs alarmés par les nombreux scandales alimentaires et soucieux de leur santé se tournent de plus en plus vers les produits biologiques : l’ensemble du marché bio Suisse s’est accru de 7% en 2003 pour atteindre 1,13 milliards de francs (source : bio-suisse.ch). Pour ce qui concerne les produits issus du commerce équitable, la Suisse est aujourd’hui le leader absolu en Europe : en 2003, la consommation de produits ‘éthiques’ y est 20 Frs. par habitant, contre environ 1 Frs par habitant en France (source : echange-equitable.com).
Les mêmes évolutions peuvent être constatées chez les fournisseurs, les riverains, prestataires et les salariés de l’entreprise. Selon de récents sondages de plus en plus de jeunes préfèrent travailler pour des entreprises qui affichent une vision et des valeurs responsables.
L’option du développement durable présente cependant plusieurs avantages dès lors que le l’entrepreneur ou l’entrepreneuse en perçoit l’opportunité. S’engager sur la voie du développement durable constitue pour une PME un excellent moyen de définir sa vision pour une stratégie à long terme, mais aussi un élément de positionnement, de différentiation et de compétitivité à court terme.
C’est également pour la PME l’occasion de mettre en lumière quelques-unes des pratiques sociales et environnementales – pratiquées par plusieurs depuis toujours sans pourtant les communiquer-, d’évaluer de façon critique et systématique sa position sur le marché, d’être ouverte à d’autres points de vue, d’engager un dialogue continu avec les parties prenantes (salariés, clients, fournisseurs, employés, la communauté locale, les autorités, etc.)…
La PME responsable en 8 caractéristiques clés :
Switcher (www.switcher.com) – entreprise textile de succès sur Mont-sur-Lausanne – compte parmi les PME pionnières dans le développement durable en Suisse. Depuis 20 ans elle assume sa responsabilité sociale et environmentale, notamment à travers un engagement avec ses fournisseurs, et les communautés à l’étranger et en Suisse (www.fondationswitcher.org). D’autres exemples : Pro Entreprises, SIG, Mobility, i.e.
L’approche holistique et systémique des questions sociales, environnementales et économiques de la part de l’entreprise stimule l’émergence d’une nouvelle vision qui consiste à considérer l’entreprise comme une filiale à 100% de l’environnement et pas le contraire. Cette vision découle de la prise de conscience qu’une entreprise ne peut durablement prospérer dans un environnement (naturel, social, etc.) qui dépérit. En s’engageant dans une politique de développement durable, l’entreprise veille à sa propre durabilité mais également à celle du monde qui l’entoure. Cela débouche pour les PME sur des avantages concrets, que ce soit sur le plan interne ou externe.
Citation du mois :
« Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés puisse changer le monde. C’est même de cette façon que cela s’est toujours produit. »
Margaret Mead, anthropologue américaine (1901–1978)
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« Chaque période de trouble dans l'histoire ouvre une brèche d'espoir ; et la seule chose certaine et inchangeable est que rien n'est certain ni inchangeable »
J.K Kennedy