Après le politicien Al Gore, qui n’a pas hésite à s’exposer avec des histoires, - même très personnelles – pour relancer une vérité qui dérange, c’est au tour d’un économiste de réputation mondiale de nous alerter à propos du changement climatique : Sir Nicholas Stern.
La liste qu’il a dressée n’a rien d’inédit : risques d’inondations dû à la fonte des glaciers, tarissement des sources d’eau, chute des rendements agricoles spécialement en Afrique, famines, résurgence de parasites, 200 millions de réfugiés climatiques en 2050, 40% des espèces menacées d’extinction, le climat devenant plus extrême. Des assureurs, des ONG et les Nations unies recensent aussi les risques auxquels l’indifférence et notre vision à court terme nous exposent : effondrement du marché de l’immobilier, explosion du coût des assurances, guerres civiles dans les Etats les plus fragiles.
Une fois de plus, les pays les plus pauvres seront les premiers exposés. “Les vagues de chaleur semblables à celle qu’a connue l’Europe en 2003, entraînant la mort de 35 000 personnes et des pertes de 15 milliards de dollars pour l’agriculture, seront monnaie courante au milieu du siècle”, prévient Stern. Selon les calculs de Stern, le coût du changement climatique atteindrait 5 500 milliards d’euros pour l’économie mondiale si les gouvernements ne prennent pas des mesures radicales au cours des 10 prochaines années: “Si nous ne faisons rien, chaque tonne de CO2 émise aujourd’hui occasionnera 85 dollars de dommages.”
Quelles sont les options ? Une prise de conscience immédiate et un changement tangible sur le terrain de la part de tous les acteurs : citoyens, entreprises et gouvernements à échelle globale.
Quelques solutions :
Et si nous déclarions le dimanche journée verte ? Le dimanche, le vendredi ou le samedi selon les différentes traditions, était le jour de repos, en famille, dédié à une promenade. Si tout le monde laissait son véhicule au repos une journée par semaine, ce serait bénéfique pour notre santé ainsi que pour la planète. Avec un coup de baguette nous pourrions baisser d’un septième nos émissions de carbone dans l’atmosphère. Trop demander ?
Lutter contre ces émissions coûte beaucoup moins qu’attendre que des remèdes technologiques miracles nous tombent sur la tête. Le changement climatique était jusqu’à dernièrement perçu à tort comme une “simple” question d’écologie. Il devient LA question politique et économique du siècle.
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« Il n'y a pas seulement pour l'humanité la menace de disparaître sur une planète morte. Il faut aussi que chaque homme, pour vivre humainement, ait l'air nécessaire, une surface viable, une éducation, un certain sens de son utilité. Il lui faut au moins une miette de dignité et quelques simples bonheurs »
Marguerite Yourcenar